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Lentilles de contact

Pour en savoir plus sur les lentilles de contact

Avec les plus récents développements technologiques, la majorité des problèmes de la réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) peuvent être corrigés par les lentilles de contact. Quoiqu’il demeurera toujours des individus qui ne peuvent s’adapter à ces lentilles, de plus en plus de gens optent pour ce genre de correction. L’apparition sur le marché des lentilles jetables et des lentilles à remplacement fréquent augmente l’éventail des produits disponibles pour la personne désireuse de porter les lentilles de contact, que cela soit à tous les jours ou quelques jours par semaine.

Les lentilles de contact peuvent être fabriqués de plastique rigide ou souple et elles sont portées sur l’oeil (plus précisément sur la cornée) pour corriger un problème d’optique de l’oeil.

Les lentilles de contact flottent constamment sur la couche de larmes. Elles ne touchent pas directement les tissus de l’oeil.

Est-il difficile de s’adapter aux lentilles de contact?
Bien que les lentilles rigides perméables au gaz requièrent un temps plus long d’adaptation que les lentilles souples, la majorité des individus s’adaptent plutôt facilement s’ils sont bien conseillés en ce qui concerne le type de lentilles de contact pour leurs besoins.

Il ne faut en moyenne pas plus de quatre ou cinq jours pour s’adapter aux lentilles souples et un peu plus pour les lentilles rigides perméables au gaz.

Il est toujours important en cours d’adaptation de suivre l’horaire et les recommandations de port tels que prescrits par son optométriste.

La plupart des problèmes de réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie)
peuvent être corrigés par des lentilles de contact.

En cours d’adaptation le patient peut ressentir à différents degrés des symptômes normaux tels que :

  • yeux rouges
  • yeux larmoyants
  • yeux qui piquent
  • sensation de corps étranger
  • éblouissements
  • vision légèrement floue
  • clignement exagéré des yeux
  • manipulation difficile

Si un de ces symptômes atteint un niveau franchement désagréable ou intolérable,
il faut consulter son optométriste immédiatement

Un examen oculo-visuel complet
Il est dans l’intérêt de l’éventuel porteur de lentilles de contact de consulter son optométriste afin de recevoir un examen oculo-visuel complet. L’optométriste déterminera s’il existe des contre-indications au port des lentilles.

L’optométriste évaluera aussi de façon précise les problèmes visuels qui peuvent affecter le confort des lentilles, il évaluera de même la santé de vos yeux et vous fera part s’il existe des anomalies pouvant empêcher le port de telles lentilles.

Il s’assurera aussi de la compatibilité de vos conditions de vie, de votre milieu de travail (chaleur, poussières, vapeurs toxiques, etc.), de vos loisirs et de votre motivation.

Ce n’est qu’après avoir considéré tous ces aspects que l’optométriste vous recommandera ou non le port d’un type particulier de lentilles de contact. Il ne faut pas oublier que les lentilles de contact sont un bien de santé et qu’ils ne doivent pas mettre en danger la santé de vos yeux.

Une bonne santé des yeux, ça se conserve avec
les recommandations de l’optométriste

Importance de l’entretien des lentilles
Le port de toute lentille de contact à port quotidien exige un entretien tous les jours pour débarrasser les lentilles de tout dépôt ou résidu des larmes (la rendre propre), des divers micro-organismes provenant de l’oeil, de l’environnement et de la manipulation (la décontaminer, ou l’aseptiser).

Le nettoyage, l’aseptisation et l’entreposage des lentilles avec des solutions appropriées permettent d’obtenir une vision claire et confortable tout en diminuant le risque d’infection aux yeux.

Les recommandations spécifiques de votre optométriste et de son personnel à cet effet doivent être rigoureusement suivies.

Si une irritation survient à un composant chimique de vos solutions, votre optométriste vous prescrira un autre système d’entretien, aussi efficace et sûr.

Protocole général pour obtenir des lentilles de contact :

Première visite

  • examen de la santé de l’oeil
  • examen de la vision
  • examen spécifique de lentilles de contact
  • diagnostic et élaboration des caractéristiques des lentilles de contact pour le patient.
  • commande au laboratoire et vérification
    des lentilles de contact

Deuxième visite

  • remise des lentilles au patient
  • vérification des lentilles sur les yeux du patient : vision et réactions physiologiques
  • prescription d’un horaire de port
  • prescription d’un système d’entretien
  • enseignement de la manipulation

Visites subséquentes de contrôle
(le nombre et la fréquence sont variables selon le patient et le type de lentilles déterminé par l’optométriste)

  • évaluation des signes et symptômes
  • évaluation de l’état d’adaptation
  • vérification de la santé des yeux
  • vérification de la vision
  • vérification des lentilles de contact sur les yeux du patient
  • vérification de l’état des lentilles de contact
  • modification du traitement s’il y a lieu

Examen annuel

  • tous les examens énumérés précédemment.

Pour un port de lentilles de contact agréable, confortable et sans danger, votre optométriste vous suggère de suivre rigoureusement ses recommandations préventives et de ne négliger aucun des examens requis.

(Source : Association des Optométristes du Québec)

Le kératocône

Le kératocône est une condition non inflammatoire de la cornée dans laquelle la cornée s’amincit progressivement et ainsi prend la forme d’un cône (à cause de sa fragilité). Voir la photo ci-bas.

Le mot «kératocône» vient du grec signifiant cornée conique. La cornée est la fenêtre transparente au-devant de l’oeil. C’est sur cette structure que reposent les lentilles de contact. Toute irrégularité de la cornée compromet une bonne vision.

Le kératocône ne cause pas nécessairement la cécité, mais le fait que la myopie et l’astigmatisme augmentent sans cesse et que cet astigmatisme est irrégulier, tout cela fait en sorte que la vision est très distorsionnée. La vision avec des lunettes demeure le plus souvent très faible à cause de l’astigmatisme irrégulier. Ce problème est progressif, prend des années avant de se développer pleinement et peut s’arrêter à n’importe lequel stade.

Le kératocône est bien connu depuis le milieu de 19e siècle, par contre, les raisons de son développement demeurent toujours obscures. Le kératocône est actuellement un sujet beaucoup étudié. Certains cas de kératocône ont une composante héréditaire et les études montrent qu’environ 8 % des patients ont d’autres parents atteints. Par contre, la plupart des cas semblent sporadiques. Il a été suggéré qu’il y a moins de 1 chance sur 10 d’avoir un enfant avec un certain degré de kératocône si un des parents a cette maladie sans autre histoire familiale. L’incidence actuelle du kératocône est encore incertaine, mais de vastes études estiment son incidence à entre 50 et 230 par 1 000 000 personnes. Il apparaît dans tous les groupes ethniques et a lieu un peu plus chez les femmes.

Le kératocône débute habituellement à la puberté et progresse sur une période de 10 à 20 ans. Son taux de progression est variable ainsi que sa sévérité, allant d’un astigmatisme léger à un amincissement cornéen sévère, à la protrusion et la cicatrisation. Le kératocône a été associé à d’autres problèmes médicaux incluant la maladie atopique, le syndrome de Down, le syndrome d’Ehlers-Danlos syndrome, le syndrome de Marfan, la dysostose cranio-faciale et l’ostéogénèse imperfecta.

Au début, les patients notent de l’embrouillement et une distorsion visuelle. Cela peut être accompagné de photophobie (sensibilité à la lumière) et de problèmes de reflets. Il y a ensuite de fréquents changements dans leur vision et les patients doivent souvent changer de prescription de lunettes. Dans un stade plus avancé, il y aura une diminution rapide de la vision à cause du brouillard qui se forme dans la cornée. Souvent, la cornée va devenir opaque à cause de la cicatrisation importante du tissu.

Le traitement du kératocône dépend de la sévérité de la condition. Initialement, des lunettes pourront corriger la myopie et l’astigmatisme avec un certain succès, par contre, alors que la maladie progresse, seules des lentilles de contact rigides pourront donner une correction optimale. Il existe aujourd’hui de plus en plus d’options pour les lentilles de contact pour kératocône.

Finalement, quand une bonne vision n’est plus possible même avec des lentilles de contact ou que l’individu développe une intolérance aux lentilles, une transplantation (greffe) de cornée sera alors recommandée. Seuls 10 % des gens atteints de kératocône auront besoin d’une greffe de cornée et le succès est d’environ 90 %.

keratoco(Source : Association des Optométristes du Québec)